Monnieux : un chasseur tué par un compagnon de chasse

Dimanche 13 novembre 2022, un chasseur est décédé lors d’une partie de chasse. D’après les premiers éléments de l’enquête, il aurait été touché par un autre participant.

Un nouvel accident de chasse a eu lieu dimanche 13 novembre 2022 sur la commune de Monnieux. La victime, un homme de 56 ans, participait à une partie de chasse aux gros gibiers a appris Actu.fr auprès du parquet de Carpentras.

Deuxième accident mortel en moins de deux mois 

Le quinquagénaire a été mortellement atteint par balles. Un homme, âgé de 63 ans, qui participait lui aussi à la partie de chasse, a été placé en garde à vue le jour des faits pour le chef « d’homicide involontaire lors d’une action de chasse », a confirmé à Actu.fr Hélène Mourges, procureure de la République de Carpentras.  

Sur la période 2021-2022, l’OFB a recensé 90 accidents de chasse au total (blessures corporelles liées à l’utilisation d’une arme de chasse), dont 8 mortels. Parmi ces derniers, deux ont concerné des victimes non-chasseurs.

Accidents de chasse : alcoolémie, angle de sécurité… Les pistes du gouvernement pour améliorer la sécurité

Une de ces pistes est l’instauration d’un délit d’alcoolémie avec les mêmes règles que pour les automobilistes. Les chasseurs ne pourront donc pas avoir plus de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang. 

Le gouvernement souhaite que les chasseurs soient soumis aux mêmes règles que les automobilistes. Ils ne pourront donc pas avoir plus de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang. 

Les chasseurs, des gardiens de la biodiversité ? « 95 % des animaux tués à la chasse n’ont pas besoin d’être régulés »

Plusieurs pratiques ont régulièrement lieu sur le sol français comme la chasse en enclos. Cela consiste à importer ou à élever des espèces animales puis à proposer leur chasse au sein d’un terrain privé. L’animal n’a aucune chance de s’en sortir et peut, dans certains cas, finir dévoré par les chiens de chasse, dont certains meurent au combat. Car il n’y a pas que les animaux chassés qui souffrent. Le sort réservé aux chiens de chasse n’a rien d’enviable : captivité, blessures régulières et mort (par d’autres animaux ou par des tirs de fusil). D’autres pratiques consistent à attacher ou à coller des oiseaux d’élevage au sol pour attirer des compères sauvages qui seront fusillés par les chasseurs. Enfin, on évoquera pour finir le nombre colossal d’animaux blessés par balles qui agonisent longuement avant de mourir et qui ne sont, pour la plupart, jamais retrouvés.

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Nous l’avons vu, la chasse n’a pas d’impacts positifs si ce n’est le plaisir qu’elle procure aux chasseurs et la sociabilité qu’elle apporte dans les villages (même si entre nous, beaucoup d’autres activités peuvent apporter plaisir et sociabilité). D’un autre côté, la chasse tient son lot d’impacts négatifs : mort accidentelle ou indirecte d’individus appartenant à des espèces protégées, perturbation de la biodiversité, animaux stressés modifiant leurs comportements, génome de certaines espèces sauvages modifiés par l’introduction d’espèces d’élevage hybrides, pollution au plomb, impact sur la santé des chasseurs eux-mêmes (risque de surdité, d’intoxication au plomb s’ils consomment trop de gibiers), blessés et morts par accidents de chasse (un mort sera toujours un mort de trop au sein d’une activité de loisir, peu importe ce que peut en dire Thierry Coste, lobbyiste de la Fédération nationale des chasseurs, qui, dans une récente intervention télévisée, se félicite qu’il n’y ait que huit morts depuis le début de la saison en France), impact psychologique sur les promeneurs, etc. La liste est longue mais la chasse se poursuit, notamment grâce à son influence sur le corps politique.