Vérifié le 27 avril 2021 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice

Les violences conjugales sont punies par la loi, qu’elles visent un homme ou une femme, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles. Il s’agit des violences commises au sein des couples mariés, pacsés ou en union libre. Si vous êtes victime et que vous signalez les faits, vous pouvez être aidé et protégé. Vous pouvez bénéficier de l’aide et de la protection quelle que soit votre nationalité et quelle que soit la durée de votre séjour en France.

Que faire dans l’urgence ?

Alerter la police et la gendarmerie par téléphone

Si la personne avec qui vous vivez en couple vous fait subir des actes de violences conjugales ou menace de le faire, vous pouvez alerter la police ou la gendarmerie.

Pour appeler en urgence la police ou la gendarmerie dans un des pays de l’Union européenne , il faut composer le 112.

Ces numéros ne doivent être utilisés qu’en cas d’urgence

Si vous êtes victime de violence conjugale, vous pouvez vous rendre à l’hôpital, chez un médecin ou une sage-femme (si vous êtes une femme). Les constatations médicales seront utiles lorsqu’il s’agira de juger l’auteur des violences.

L’auteur de violences conjugales peut être contraint, par les autorités, de quitter le domicile. La loi permet en effet l’éviction du conjoint ou concubin violent.

La victime, si elle le souhaite, peut aussi quitter le domicile.

Pour éviter que ce départ ne vous soit reproché, vous pouvez déposer une main courante au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie. Le fait de subir des violences conjugales peut justifier le départ du domicile.

Hébergement d’urgence

Vous pouvez appeler le Samu social pour avoir de l’aide, si vous avez dû quitter votre domicile à la suite de violences conjugales.

Où s’adresser ?
  • Samu social – 115

Les sanctions encourues pour des violences conjugales dépendent du nombre de jour d’incapacité totale de travail (ITT) que ces violences ont entraîné pour la victime.

Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement

Choisissez votre cas

  • ITT inférieure ou égale à 8 jours
  • ITT supérieure à 8 jours

Sanction pénale pour violences psychologiques

Les violences sont réprimées par la loi quelle que soit leur nature, y compris s’il s’agit de violences psychologiques.

En cas de harcèlement moral au sein du couple, si les faits n’ont entraîné aucune incapacité de travail ou s’ils ont entraîné une ITT inférieure ou égale à 8 jours, la peine maximale est de :

  • 3 ans de prison,
  • et 45 000 € d’amende.

Sanction pénale pour violences sexuelles

Le viol et les autres agressions sexuelles se caractérisent par le non-consentement de la victime, et ce quelle que soit la nature des relations qui existent entre la victime et son agresseur. C’est pourquoi il peut y avoir viol même si la victime et son agresseur sont unis par les liens du mariage.

En cas de viol au sein d’un couple, la peine maximale est de 20 ans de prison.

En cas d’agression sexuelle autre que le viol, les peines sont de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende.

Absence de pension de réversion

La personne reconnue coupable de violence conjugale ou de crime sur son conjoint par une juridiction doit être privée du droit de bénéficier de la pension de réversion: partie de la retraite dont bénéficiait ou dont aurait pu bénéficier le conjoint décédé. de ce dernier.

La décision d’exclusion du bénéfice de la pension de réversion doit être prononcée automatiquement par la juridiction qui juge l’affaire de violence conjugale ou de crime sur conjoint.

Néanmoins, la juridiction peut exceptionnellement décider de ne pas prononcer cette exclusion.

Dans ce cas, la juridiction doit indiquer dans sa décision les raisons de ce choix, qui peuvent par exemple être liées aux circonstances de l’infraction ou à la personnalité du condamné.